Comprendre le Qi : la force vitale de la médecine traditionnelle chinoise

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La fracture entre le corps et l’esprit est une illusion dans la médecine traditionnelle chinoise (MTC). Ces royaumes sont tissés ensemble par des substances vitales : qi (chee), sang, essence et fluides corporels. Ce ne sont pas seulement des composants physiques. Ils sont le moyen par lequel les organes internes expriment tout le spectre de l’existence humaine : le physique, le mental, l’émotionnel et même le spirituel.

Vous ne pouvez pas comprendre la physiologie sans eux. Vous ne pouvez pas diagnostiquer sans eux.

Qu’est-ce que le Qi exactement ?

Définir le qi est notoirement difficile. Cela ne rentre pas parfaitement dans les catégories occidentales de matière ou d’énergie. Il se situe quelque part dans la zone grise entre les deux. Il a de la substance, mais pas de structure fixe. Il possède de l’énergie, mais résiste à la mesure.

Considérez-le comme le pouvoir fondamental qui anime la nature et, par extension, la force vitale de votre corps. Comment le voyez-vous ? Regardez un orage. Les arbres tombés et les bâtiments détruits témoignent de sa force. Vous ne pouvez pas tenir le qi de la tempête dans votre main, mais vous pouvez voir le résultat.

Dans le corps, la même logique s’applique. La force de votre qi digestif n’est pas abstraite. Cela se voit dans votre appétit. Cela se manifeste par la couleur de votre langue. Il palpite au rythme de vos artères. Il détermine la façon dont votre corps réagit à la nourriture que vous mangez.

Le réseau routier Meridian

Le Qi ne bouge pas au hasard. Il circule à travers un réseau fermé de canaux appelés méridiens. Il existe douze méridiens majeurs, chacun relié à l’un des douze systèmes organiques. Ces systèmes sont associés au yin et au yang, reliés par la structure, la fonction et leurs méridiens.

Huit méridiens supplémentaires parcourent l’ensemble du réseau, garantissant que le qi atteigne chaque tissu. Ce flux fournit de la nourriture. Il offre de la chaleur. Il fournit de l’énergie.

Le cycle est précis. Le Qi traverse tous les méridiens majeurs toutes les vingt-quatre heures. Considérez le méridien du cœur. Son débit culmine entre 11h et 13h. De là, il se déplace vers le méridien de l’intestin grêle et persiste jusqu’à 15 heures. Ensuite, il se déplace vers le méridien de la vessie. Cette rotation quotidienne se poursuit dans tous les systèmes organiques.

Ces canaux sont profonds, mais ils font surface à des points spécifiques de la peau. Cette accessibilité est le fondement de l’acupuncture, de l’acupression et de la moxibustion. Les praticiens manipulent ces points à l’aide d’aiguilles, de pression ou de chaleur. L’objectif est de diriger l’énergie de guérison vers des organes affaiblis ou d’éliminer la stagnation là où le flux est bloqué.

Le Qi ne fonctionne pas de manière isolée. Il dépend du sang, de l’essence et des fluides pour maintenir la santé. Comprendre son rôle n’est qu’un début.

Si vous avez déjà consulté un tableau de la médecine traditionnelle chinoise (MTC) et vu des dizaines de types de qi différents répertoriés, cela peut vite devenir déroutant. Mais avant de vous soucier des spécificités du qi du poumon par rapport au qi de la rate, il est utile de comprendre les bases. Chaque type d’énergie dans le corps partage cinq tâches fondamentales.

Considérez ces cinq fonctions comme le moteur, le bouclier et la plomberie de votre système interne. Ce ne sont pas des concepts abstraits ; ce sont les raisons mécaniques pour lesquelles vous avez chaud, pourquoi votre sang bouge et pourquoi vos organes restent en place.

Transformation : Transformer la matière en énergie

Le premier travail du qi est la transformation. Il prend des matières premières et les convertit en énergie utilisable. Il s’agit d’un processus métabolique continu.

Dans le tube digestif, le qi de la rate décompose les aliments. Il transforme ce repas en sang et en énergie que le corps peut réellement utiliser. Sans cette étape, la nourriture reste là.

Le qi du rein gère les fluides. Il filtre l’eau du corps, séparant l’essence pure nécessaire à la vie des eaux usées qui doivent être excrétées.

Pendant ce temps, le lung qi s’occupe de l’air que vous respirez. Il extrait l’oxygène de l’atmosphère et le transforme en énergie qui soutient la vie consciente.

Mouvement : Le commandement du sang

“Qi est le commandant du sang.” C’est un vieux dicton de MTC pour une raison. Le sang ne bouge pas tout seul. Il faut du qi pour le pousser à travers les vaisseaux.

Cela ne s’applique pas seulement à la circulation. Chaque mouvement physique repose sur le qi. Marche. Respiration. Même le déclenchement neuronal impliqué dans la pensée. La croissance et le développement sont également tirés par cette énergie.

Si le qi stagne ou s’arrête, le sang suit. La stase se produit. La douleur s’installe. La connexion entre le flux énergétique et le mouvement physique est directe et immédiate.

Protection : Le bouclier externe

Votre corps est constamment attaqué par des éléments extérieurs. Le vent, le froid, l’humidité et les agents pathogènes testent toujours le périmètre. Wei qi (qi défensif) forme la couche externe de protection.

Il agit comme une barrière du système immunitaire. Lorsque cette énergie est forte, vous résistez à la maladie. Quand il est faible, on tombe malade. Fréquemment.

C’est pourquoi les personnes ayant un qi faible se retrouvent souvent à attraper tous les rhumes qui circulent. Le bouclier a des trous. Les agents pathogènes entrent.

Rétention : garder les choses à l’intérieur

Qi a une fonction de maintien. Il maintient vos organes dans leurs positions anatomiques appropriées. Il retient le sang dans les vaisseaux auxquels il appartient. Il maintient les fluides corporels contenus.

Lorsque le qi devient déficient, la rétention échoue.

  • Les organes peuvent tomber. Cela conduit à un prolapsus.
  • Le sang peut couler. Cela provoque des troubles de la coagulation.
  • Des liquides peuvent s’échapper. Cela entraîne une transpiration ou une miction excessive.

Cela semble simple, mais l’intégrité structurelle du corps dépend de cette capacité de rétention. Sans cela, les choses s’effondrent. Littéralement.

Réchauffement : le feu Yang

L’aspect yang du qi des reins est le réchauffeur du corps. Il vous garde au chaud de l’intérieur vers l’extérieur.

Lorsque cette chaleur est suffisante, vos extrémités sont chaudes. Votre digestion fonctionne efficacement. Votre taux métabolique reste stable.

Mais quand le rein qi est déficient

La médecine traditionnelle chinoise ne traite pas l’énergie comme un bloc unique et monolithique. Il décompose le qi en types spécifiques en fonction de son origine et de ce qu’il fait. Une partie de cette énergie est héritée. Une partie est construite. Et la magie opère au milieu.

L’héritage que vous ne pouvez pas remplacer

Le qi prénatal est la référence. C’est votre point de départ constitutionnel, déterminé par la génétique et la santé de vos parents au moment de la conception et pendant la grossesse. Vous ne pouvez pas changer cela. C’est réparé.

Mais vous pouvez gérer la vitesse à laquelle il se vide.

Considérez le qi prénatal comme une batterie avec laquelle vous êtes né. Vous ne pouvez pas recharger la charge initiale, mais vous pouvez arrêter les fuites d’énergie. Des choix de vie sains, une respiration consciente et une alimentation équilibrée n’ajoutent rien au réservoir ; ils ralentissent simplement l’épuisement. C’est là que la médecine traditionnelle chinoise offre ses conseils les plus pratiques : conserver la ressource limitée qui vous a été donnée.

Cette stratégie de conservation permet aux personnes dont la constitution est faible de vivre une vie dynamique. L’astuce ? Vous devez simultanément booster votre énergie postnatale pour compenser ce que vous ne pouvez pas changer.

Construire l’énergie de l’extérieur vers l’intérieur

Si le qi prénatal est ce avec lequel vous êtes né, le qi postnatal est ce que vous gagnez. C’est de l’énergie acquise provenant de deux sources : la nourriture que vous digérez et l’air que vous respirez. Ensemble, ces éléments alimentent les processus vitaux du corps.

Les poumons et la qualité de l’air

Le poumon qi extrait l’énergie de l’air. Mais tous les airs ne sont pas égaux. La qualité du qi postnatal dépend fortement de la force pulmonaire, de la qualité de l’air et de la façon dont vous respirez. Des pratiques comme le qigong entraînent les poumons à extraire le qi plus efficacement.

Lorsque le qi du poumon est déficient, le corps se plaint. La fatigue s’installe. La respiration devient courte. La pâleur apparaît. Les rhumes deviennent fréquents. Le lien entre la santé respiratoire et la vitalité globale est immédiat et tangible.

La rate et la qualité des aliments

La rate qi gère l’autre moitié de l’équation : la digestion. Il extrait l’énergie des aliments. Une rate faible entraîne de la fatigue, un manque d’appétit, de la paresse et des selles molles. Mais même une rate forte ne peut pas faire de miracles si le carburant est mauvais.

C’est là que l’alimentation moderne entre en conflit avec la théorie ancienne. Les personnes habituées aux aliments entiers frais et biologiques signalent souvent une chute d’énergie lorsqu’elles sont obligées de manger des aliments raffinés, chargés de pesticides et dénaturés. Des recherches récentes le confirment : les produits biologiques contiennent des niveaux de nutriments nettement plus élevés. Moins de nutriments signifie moins de qi extrait, quelle que soit la force de votre digestion.

Lorsque le qi des poumons et le qi de la rate sont forts et que votre nourriture et votre air sont de haute qualité, le qi postnatal s’accumule. Les herbes qui tonifient ces systèmes, associées à des exercices de respiration, peuvent aider. Même avec un patrimoine génétique faible, cette énergie acquise peut maintenir une vie en bonne santé.

Le résultat : le vrai Qi

Lorsque le qi prénatal et postnatal fusionnent, ils forment le vrai qi. Il s’agit de l’énergie totale responsable de chaque fonction du corps. Cliniquement, deux formes de vrai qi sont les plus importantes : le qi nutritif et le qi protecteur.

Qi nutritif et équilibre interne

Le qi nutritif circule à travers les méridiens, organes nourrissants. L’acupuncture cible ce flux. En aiguilletant, en appuyant ou en réchauffant des points spécifiques, les praticiens visent à influencer directement le fonctionnement des organes.

Prenez l’appendicite. Traditionnellement, un point situé sous le genou est manipulé pour le traiter, éliminant souvent les symptômes avant que l’infection ne s’installe. Dans un cas notable, un chirurgien chinois pratiquant des appendicectomies a remarqué que l’aiguilletage de ce point provoquait une contraction rythmique des intestins autour de l’appendice. C’est une démonstration visible du pouvoir du qi, même si le mécanisme exact reste insaisissable pour la science occidentale.

Qi protecteur et immunité

Le qi protecteur, ou wei qi, circule entre la peau et les muscles. Son rôle est la défense. Il protège le corps des agents pathogènes externes. Il est intéressant de noter que ce concept ancien correspond étonnamment bien au système immunitaire moderne.

La recherche a confirmé que des herbes comme la racine d’astragale (huang qi ) renforcent efficacement la résistance aux maladies. Les points d’acupuncture comme l’Estomac 36 (Zusanli ) et le Gros Intestin 4 (Hegu ) présentent des effets immunitaires similaires. Les lignes de front du corps sont renforcées non seulement par la médecine, mais aussi par cette énergie subtile et circulante.

Lorsque les niveaux, la direction ou le flux du qi sont perturbés, des problèmes de santé s’ensuivent. Comprendre comment ces déséquilibres se manifestent est la prochaine étape logique de la pratique.

Pour en savoir plus sur la médecine traditionnelle chinoise, les traitements, les remèdes, les croyances et d’autres sujets intéressants, voir :

  • Comment fonctionne la médecine traditionnelle chinoise
  • Comment traiter les maladies courantes avec la médecine traditionnelle chinoise
  • Médecine traditionnelle chinoise contre la toux, le rhume, la grippe et les allergies
  • Médecine traditionnelle chinoise pour le système digestif
  • Médecine traditionnelle chinoise pour soulager la douleur
  • Médecine traditionnelle chinoise pour la santé globale

La médecine chinoise fonctionne sur une carte précise de répartition énergétique. Il ne s’agit pas seulement d’avoir du qi ; il se soucie du volume, du vecteur et de la vitesse de cette énergie lorsqu’elle se déplace à travers des organes spécifiques. Lorsque ce système a des ratés, le corps signale un problème. Les perturbations les plus courantes se répartissent en quatre catégories : carence, naufrage, stagnation et mouvement rebelle.

Le poids de la carence en Qi

Fatigue. Pâleur. Une léthargie profonde et lasse. Ce sont les signes avant-coureurs universels d’une carence en qi, quel que soit l’organe concerné. Mais les conséquences spécifiques dépendent entièrement de l’organe qui fonctionne à vide.

Prenez la rate. En médecine traditionnelle chinoise (MTC), la rate régit l’appétit et la digestion. Lorsque le qi de la rate est déficient, la machine ralentit. Vous avez un faible appétit. Vous avez des selles molles. Le moteur digestif manque tout simplement de carburant pour traiter correctement les aliments.

Ensuite, il y a les poumons. Le qi du poumon dicte la force de votre respiration. Lorsqu’elle est faible, la respiration semble superficielle. L’essoufflement devient un compagnon. Une toux chronique persiste parce que les poumons ne peuvent pas dégager efficacement les voies respiratoires. Le protocole de soin est simple : tonifier. Renforcez le qi de l’organe affecté jusqu’à ce qu’il puisse reprendre ses fonctions.

Quand la gravité gagne : le Qi qui coule

Le Qi a une fonction de maintien. Il agit comme un système de suspension interne, maintenant les organes ancrés à leur place. Lorsque ce qi de retenue s’affaiblit, la gravité prend le dessus.

C’est là que les troubles de la descente du qi entrent en jeu. Le qi est trop faible pour maintenir les tissus en place. Le résultat ? Affaissement. Organes prolabés. Nous parlons de l’utérus, du côlon transverse ou du rectum qui sortent de leur position normale. C’est un échec structurel de l’énergie.

Des points d’acupuncture et des formules spécifiques à base de plantes sont utilisés pour lever et corriger ce déséquilibre. L’objectif est de restaurer la force d’élévation qui maintient l’architecture du corps intacte.

Flux bloqué : Qi stagnant

Tous les problèmes ne sont pas causés par un manque d’énergie. Parfois, il y en a trop ou il est coincé au mauvais endroit. C’est du qi stagnant.

Le flux est bloqué. Les fonctions de l’organe s’arrêtent parce que l’énergie ne peut pas bouger. Le foie est ici le principal suspect. Le foie est responsable du flux fluide et sans restriction des émotions. Lorsque ce flux se bouche, les conséquences émotionnelles sont immédiates : irritabilité, colère, sentiment d’être « coincé » mentalement.

Surtout, vous ne traitez pas cela avec des toniques. Ajouter plus d’énergie à un embouteillage aggrave la congestion. Le traitement doit se concentrer sur le déplacement du qi, la dispersion du blocage et la remise sur les rails du flux.

Faire fausse route : Qi rebelle

L’énergie a une direction privilégiée. Ce n’est pas aléatoire. Les poumons et l’estomac déplacent le Qi vers le bas. La rate déplace le qi vers le haut. Ce flux directionnel est essentiel pour la physiologie.

Lorsque cette direction s’inverse, vous obtenez un qi rebelle.

  • Chi pulmonaire rebelle : L’énergie se bat vers le haut plutôt que vers le bas. Résultat? Toux ou respiration sifflante.
  • Le Qi de l’estomac rebelle : Au lieu de descendre pour digérer, il se rebelle vers le haut. Résultat? Nausées, éructations, vomissements.
  • Chi de la rate rebelle : Au lieu d’augmenter les nutriments, il ne parvient pas à maintenir les choses au sol. Résultat? Diarrhée.

Le corps se dispute essentiellement avec lui-même. Le traitement consiste à ramener le qi vers sa direction naturelle et saine.

Au-delà du Qi : les autres substances

Le Qi est central, mais ce n’est pas tout. La médecine chinoise s’intéresse à une constellation de substances vitales, chacune jouant un rôle distinct dans la santé. Comprendre ces interactions permet de mieux comprendre comment le corps maintient son équilibre ou le perd.

Pour ceux qui approfondissent la façon dont ces systèmes interagissent, voici d’autres ressources :

  • Comment fonctionne la médecine traditionnelle chinoise
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  • Médecine traditionnelle chinoise pour le système digestif
  • Médecine traditionnelle chinoise pour soulager la douleur
  • Médecine traditionnelle chinoise pour la santé globale

Autres substances vitales en médecine chinoise

La connexion du sang au-delà de la circulation

Le Qi fait la une des journaux, mais la médecine traditionnelle chinoise (MTC) considère le sang comme un élément tout aussi fondamental de la santé. Ce n’est pas seulement un mécanisme de transport de l’oxygène. Dans ce cadre, le sang constitue la base physique substantielle de l’esprit. Cela aiguise les sens.

Ici, une carence fait plus que provoquer de la fatigue. Cela brise la clarté mentale. Mauvaise mémoire. Anxiété. Insomnie.

Les yeux souffrent en premier. Une carence sanguine se manifeste souvent par une vision floue. La relation avec le qi est symbiotique. Les pratiquants le décrivent ainsi : « Le sang est la mère du qi, et le qi est le chef du sang. » Sans la base nutritionnelle du sang, le qi n’a rien pour se maintenir. Sans la force motrice du Qi, le sang ne peut pas se former ou circuler correctement. Cela s’échapperait des navires. Ils coulent ensemble, inséparables.

En cas de défaillance du sang : symptômes spécifiques à un organe

La tâche principale du sang est de se nourrir. Il maintient les organes, la peau, les muscles et les tendons humides. Lorsque cet approvisionnement diminue, les symptômes sont physiques et émotionnels. Peau sèche. Tendons inflexibles. Déséquilibres reproductifs.

Parce que le qi et le sang sont enfermés dans cette danse complémentaire, un problème avec l’un entraîne généralement l’autre vers le bas. La stagnation dans l’un entraîne la stagnation dans l’autre.

Trois organes gèrent plus directement ce flux :

  • La rate : Cet organe crée du qi et du sang à partir de la nourriture. Il agit également comme une valve, gardant le sang à l’intérieur des vaisseaux. Un qi de rate faible signifie une mauvaise production sanguine ou des troubles de la coagulation.
  • Le cœur : Il « règle le sang et les vaisseaux ». Une carence en qi ou yang du cœur signifie une énergie insuffisante pour faire circuler le sang dans les membres. Résultat : mauvaise circulation et extrémités froides. Puisque le cœur abrite l’esprit, une carence en sang cardiaque déclenche des palpitations, de l’agitation et des pertes de mémoire.
  • Le Foie : Il stocke le sang pendant le repos. Il s’agit d’une phase de régénération. Il régit également le flux menstruel et la fertilité. Une carence en sang dans le foie entraîne des règles rares ou une infertilité. Le sang stagnant du foie provoque des crampes. Puisque le foie « s’ouvre sur les yeux », cette carence entraîne également des corps flottants et des yeux secs.

Fluides corporels : l’équilibre invisible

La MTC définit les fluides corporels au sens large. Transpirer. Larmes. Salive. Mucus. Lubrifiants. Ce sont les sous-produits de la digestion, régulés par la rate et l’estomac, et excrétés par les intestins et la vessie.

Mais la réglementation va plus haut. Les poumons gèrent les fluides venant d’en haut. Les reins contrôlent le métabolisme dans tout le corps.

Les praticiens classent ces fluides en deux types :
1. Jin : Fluides fins et clairs. Ils humidifient la peau et les muscles.
2. Oui : Fluides épais et visqueux. Ils lubrifient les articulations et nourrissent le cerveau.

Ensemble, ils sont jin ye. Un praticien peut lire la santé des organes simplement en regardant cet équilibre. C’est pourquoi les premières consultations approfondissent la soif, la fréquence des mictions et les habitudes de transpiration.

La sueur est contrôlée par le cœur. Les sueurs diurnes signalent une carence en yang. Les sueurs nocturnes signalent une carence en yin.

Les larmes appartiennent au foie. Les yeux secs indiquent un manque de sang dans le foie et de yin.

Les crachats sont un problème de rate. Des mucosités excessives suggèrent un excès de yin dans la rate.

Les poumons stockent le mucus. Une toux grasse ou un nez qui coule indique un excès de yin dans les poumons.

Les reins régissent l’humidité globale. Une bouche sèche et persistante suggère une carence en yin rénal.

La boucle de rétroaction Qi-Fluid

Les fluides et le qi sont étroitement liés. Le Qi transforme les fluides. Si le qi est faible, les fluides ne bougent pas. Cela provoque une rétention ou, ironiquement, une transpiration excessive.

A l’inverse, si les fluides stagnent, la circulation du qi est bloquée. Une perte abondante de liquide draine gravement le qi. C’est pourquoi les praticiens de la MTC se méfient des herbes qui provoquent la transpiration chez les patients déjà déficients en qi. Le risque de drainer l’énergie restante du corps est trop élevé.

Essence (Jing) et Esprit (Shen)

Essence

Stockée dans les reins, l’essence (jing ) est la substance de la vie. Il stimule la croissance, le développement et la reproduction.

Il existe deux sources. L’essence prénatale est héritée des parents. C’est le carburant d’origine. Vous ne pouvez pas l’augmenter. On ne peut le conserver qu’avec modération et un mode de vie sain. L’essence postnatale provient de la nutrition, dérivée de la nourriture et de l’air. Cela peut compléter la réserve initiale.

Une essence forte signifie un développement normal pendant l’enfance. À l’âge adulte, il soutient l’immunité, les fonctions cérébrales et la fertilité.

L’essence faible raconte une autre histoire. Chez les enfants, cela se manifeste par des malformations congénitales, un retard mental ou un retard de croissance. Chez les adultes, cela entraîne l’infertilité, une faible immunité et un vieillissement prématuré.

Esprit

Esprit (shen ) est la vitalité innée. Il est souvent traduit par « âme », mais il a une présence tangible et matérielle.

Lorsque shen est en bonne santé, les yeux brillent. L’esprit est clair. C’est le signe visible que les substances fondamentales du corps – le qi, le sang, les fluides et l’essence – travaillent en harmonie.

En médecine traditionnelle chinoise, le cœur est bien plus qu’une pompe. Il est considéré comme le lieu de repos de l’esprit, ou shen. En raison de ce rôle, les perturbations de shen sont généralement diagnostiquées comme des déséquilibres cardiaques. La gravité du déséquilibre dicte les symptômes.

Un léger syndrome shen découle souvent d’une déficience sanguine du cœur. Vous ne le reconnaîtrez peut-être pas immédiatement. Cela ressemble à un oubli. Cela se manifeste par de l’insomnie. La fatigue et l’agitation s’ensuivent. L’esprit se sent dispersé parce que le sang ne peut pas ancrer l’esprit.

La situation change radicalement avec des conditions plus graves. Considérez « les mucosités thermiques qui perturbent le cœur ». Ce n’est pas seulement de l’anxiété. L’individu peut devenir violent. Leur visage et leurs yeux deviennent rouges. En médecine occidentale, un médecin peut diagnostiquer cette présentation comme une psychose. La chaleur et la turbidité obscurcissent la clarté de l’esprit.

Il existe également un diagnostic de « flegme bloquant l’ouverture du cœur ». C’est grave. Une personne dans le coma suite à un accident vasculaire cérébral peut recevoir cette étiquette. Il en va de même pour quelqu’un qui souffre de crises d’épilepsie. Les mucosités obstruent physiquement l’orifice, coupant l’accès à la conscience.

Ces distinctions sont importantes. Ils montrent comment la MTC catégorise les états mentaux et neurologiques à travers des métaphores physiques. Les traitements diffèrent selon que la cause est une carence, une chaleur ou un blocage.

Explorer d’autres concepts de MTC

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  • Comment fonctionne la médecine traditionnelle chinoise : Comprenez la logique fondamentale du qi et des méridiens.
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À propos des contributeurs

Bill Schoenbart apporte des décennies d’expérience dans ce domaine. Il pratique la médecine traditionnelle chinoise depuis 1991. Cette année-là, il obtient une maîtrise en MTC. Aujourd’hui, il enseigne la théorie médicale et l’herboristerie de la MTC dans une école d’acupuncture en Californie. Il maintient également une pratique clinique, gardant un pied dans la théorie et l’autre dans les soins aux patients.

Ellen Shefi offre une perspective multidisciplinaire. Elle est technicienne en massage agréée, acupunctrice agréée et diététiste agréée. Son cabinet privé d’acupuncture est un débouché pour ses compétences. Elle a également contribué à l’élaboration de protocoles d’acupuncture. Son travail a contribué à un projet de recherche national financé par le Bureau de médecine alternative des National Institutes of Health. Elle reste active dans les communautés professionnelles, notamment l’American Association of Acupuncture and Oriental Medicine, l’American Herb Association et l’Oregon Acupuncture Association.