Selon une nouvelle étude, maintenir des niveaux adéquats de vitamine D à l’âge mûr pourrait réduire considérablement le risque de développer une démence plus tard dans la vie. Les chercheurs ont suivi environ 800 adultes pendant 16 ans, mesurant leurs taux sanguins de vitamine D et examinant plus tard les changements cérébraux associés à la démence.
Les résultats de l’étude
La recherche, menée par des scientifiques de l’Université de Galway, a révélé une forte corrélation entre des niveaux plus élevés de vitamine D et une accumulation réduite de protéine tau dans le cerveau. L’accumulation de Tau est un indicateur précoce clé de la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence, précédant l’apparition d’un déclin cognitif notable. Les participants présentant des niveaux plus élevés présentaient manifestement moins d’accumulation de tau dans les régions du cerveau vulnérables à la maladie.
Cependant, l’étude n’a pas trouvé de lien similaire entre la vitamine D et l’accumulation de protéines amyloïdes, une autre caractéristique de la démence. Les chercheurs suggèrent que cela pourrait être dû au fait que l’accumulation de tau commence généralement plus tôt dans la progression de la maladie.
Pourquoi c’est important
Ces résultats mettent en évidence un facteur de risque potentiellement modifiable de démence. La maladie d’Alzheimer et d’autres démences sont des maladies dévastatrices avec des options de traitement limitées, ce qui rend la prévention encore plus critique. La vitamine D est relativement facile à surveiller et à ajuster par l’exposition au soleil, l’alimentation ou la supplémentation.
L’auteur de l’étude, Emer McGrath, explique que la vitamine D peut exercer des effets protecteurs en réduisant l’inflammation cérébrale, en combattant le stress oxydatif et en atténuant directement l’agrégation des protéines tau.
Limites et recherches futures
L’étude était observationnelle, ce qui signifie qu’elle ne peut pas prouver que la vitamine D prévient directement la démence. D’autres facteurs tels que la génétique, le mode de vie et les problèmes de santé sous-jacents jouent également un rôle.
La population échantillonnée était majoritairement blanche, ce qui limitait l’applicabilité des résultats à d’autres groupes ethniques. De plus, les niveaux de vitamine D n’ont été mesurés qu’une seule fois, ce qui rend impossible l’évaluation de l’impact des fluctuations à long terme.
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer les niveaux optimaux de vitamine D pour la prévention de la démence.
Maintenir des niveaux sains de vitamine D
La plupart des individus peuvent maintenir un niveau adéquat de vitamine D grâce à une exposition au soleil et à une alimentation équilibrée, riche en poissons gras, en jaunes d’œufs et en aliments enrichis. Dix à trente minutes d’exposition au soleil à midi deux fois par semaine peuvent suffire pour beaucoup. Cependant, les personnes ayant la peau plus foncée, une exposition limitée au soleil ou certains problèmes de santé peuvent bénéficier d’une supplémentation à faible dose (600 à 800 UI par jour).
Les experts mettent en garde contre les tests de routine de vitamine D pour la population générale. Au lieu de cela, les tests devraient être réservés aux personnes à haut risque, telles que celles souffrant d’obésité, d’ostéoporose ou celles en ménopause.
En fin de compte, même si l’augmentation des niveaux de vitamine D ne garantit pas la prévention de la démence, l’étude suggère que cela pourrait constituer un élément précieux d’une stratégie plus large visant à réduire les risques.































