Les habitudes alimentaires liées à quatre années de vie supplémentaires, selon une étude

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Une étude à grande échelle publiée dans Science Advances a révélé que le fait d’adhérer à cinq habitudes alimentaires saines établies peut prolonger la durée de vie jusqu’à quatre ans. Les chercheurs ont analysé les données de plus de 100 000 participants de la biobanque britannique, suivant l’apport alimentaire et la mortalité pendant plus d’une décennie. Les résultats démontrent un lien clair entre l’alimentation et la longévité, indépendamment de la prédisposition génétique.

La conception de l’étude et les régimes alimentaires clés

L’étude ne cherchait pas un seul régime « parfait », mais évaluait plutôt cinq approches bien connues en matière d’alimentation saine : l’indice d’alimentation saine alternative, le régime méditerranéen alternatif, l’indice de régime alimentaire sain à base de plantes, le régime DASH (approches diététiques pour arrêter l’hypertension) et le régime de réduction du risque de diabète. Les chercheurs ont suivi ces adultes pendant une durée médiane de 10,6 ans, en suivant l’apport alimentaire et les résultats en matière de mortalité. Au cours de cette période, 4 314 participants sont décédés.

L’analyse a pris en compte des facteurs tels que l’âge, l’IMC, les habitudes tabagiques, l’activité physique et le risque génétique pour isoler le véritable impact du régime alimentaire sur la durée de vie. Les résultats ont montré que les individus ayant la meilleure qualité alimentaire vivaient beaucoup plus longtemps.

Gains de durée de vie selon le sexe et le régime alimentaire

Les hommes appartenant au groupe ayant la meilleure qualité alimentaire ont gagné entre 1,9 et 3,0 années de vie supplémentaires à 45 ans. Les femmes ont connu des gains entre 1,5 et 2,3 années, selon le régime alimentaire suivi. La plus grande différence entre les groupes de qualité alimentaire la plus faible et la plus élevée atteignait jusqu’à 4,3 ans. Le régime de réduction du risque de diabète a montré la plus forte association avec une réduction de la mortalité chez les hommes, tandis que le régime méditerranéen était le plus protecteur pour les femmes.

La clé à retenir n’est pas quel régime est le meilleur, mais que les cinq pointent systématiquement vers une longévité accrue.

Principes partagés des régimes de longévité

Malgré leurs différences, ces cinq régimes alimentaires partagent des principes nutritionnels fondamentaux :

  • Aliments riches en fibres : Les légumes, les fruits et les grains entiers fournissent des fibres, des flavonoïdes et des antioxydants, soutenant la fonction métabolique et réduisant l’inflammation.
  • Graisses saines : Les noix et les graisses insaturées sont systématiquement associées à une meilleure santé cardiovasculaire et métabolique.
  • Sucre limité : Les boissons sucrées étaient le facteur alimentaire le plus important associé à une mort prématurée.
  • Aliments à faible indice glycémique : Un indice glycémique alimentaire élevé était associé à une mortalité accrue, probablement en raison de son impact sur la glycémie et la résistance à l’insuline.

L’étude a révélé que les fibres présentaient l’association individuelle la plus forte avec une mortalité réduite.

Application pratique : changements clés pour la longévité

La recherche suggère que de petites améliorations alimentaires cohérentes peuvent produire des bénéfices substantiels à long terme. Voici comment appliquer ces résultats :

  • Donnez la priorité aux fibres : Incorporez des lentilles, de l’avoine, des haricots, des légumes, des noix et des graines à vos repas.
  • Abandonnez les boissons sucrées : Remplacez-les par de l’eau, du thé non sucré ou du café noir.
  • Choisissez des graisses saines : Incluez de l’huile d’olive, des noix, de l’avocat et des poissons gras dans votre alimentation.
  • Améliorez les glucides : Optez pour des glucides complets plutôt que des options raffinées.

La cohérence est la clé : l’adhésion à long terme à un cadre alimentaire durable surpassera toujours la perfection à court terme.

En conclusion, l’étude renforce l’idée selon laquelle la longévité n’est pas une question de régime restrictif, mais de faire des choix cumulatifs qui soutiennent la santé métabolique, réduisent l’inflammation et diminuent le risque de maladie. De petits changements constants dans les habitudes alimentaires peuvent conduire à des années de vie supplémentaires.